Alors qu’on parle actuellement d’une seconde peinture de la Joconde, revenons sur ce matin du 22 août 1911 où la France s’est réveillée dépouillée de sa Mona Lisa. Horreur et stupéfaction, une enquête est aussitôt lancée pour découvrir qui a pu commettre une ignominie et surtout comment cela s’est il passé ?

C’est Louis Béroud, un peintre français qui s’étonne en premier de l’absence de la peinture un matin de 1911. Après l’avoir cherché chez le photographe ou à l’administration, il s’avère effectivement que la Joconde a disparu. C’est le remplaçant du dirigeant du Louvre (le dirigeant était alors en vacances) qui est dépêché et qui doit annoncer à la mi journée au préfet Lépine que la Mona Lisa a été volée. En deux heures, la presse s’empare de la nouvelle et la partage avec le grand public.

Joconde Lutetiablog Lutetia

L’enquête commence alors en déterminant à quel moment la peinture a été vue pour la dernière fois et en interrogeant tous les employés permanents ou temporaires, soit 257 personnes. L’enquête piétine et part dans tous les sens : Apollinaire (qui voulait « faire bruler le Louvre ») et Picasso sont par exemple suspects ; des voleurs d’autres objets du Louvre revendiquent le cambriolage ou même tout simplement mythomanes se dénoncent. Des journaux proposent des récompenses et des primes à ceux qui permettront de récupérer la Joconde.

C’est seulement deux ans après le vol (soit en décembre 1913) que le chef d’œuvre de da Vinci réapparait en Italie où son voleur a essayé de le vendre à un antiquaire Alfredo Geri qui contacte immédiatement la police. Le vendeur Vincenzo Perrugia est arrêté à son hôtel de Florence : il s’agissait en fait d’un vitrier qui avait travaillé au Louvre et souhaitait rendre la Joconde à son pays natal. Vincenzo sera condamné à 18 mois de prison et le Louvre récupérera sa Mona Lisa.

 Pour en savoir plus sur la disparation de la Joconde, je vous conseille d’écouter le podcast de l’émission de Franck Ferrand « Au cœur de l’histoire » consacré à cet épisode.