14 novembre 2012

Magnifique exposition L'Impressionnisme et la Mode au Musée d'Orsay

J'étais moyennement tentée par l'exposition phare de la saison du musée Orsay (à ne pas confondre avec l'expo sur les phares du musée de la Marine): « l'Impressionnisme et la mode », mais quand deux personnes m’ont dis " c'est vraiment une très belle expo et très sympa même si tu ne t'intéresses par particulièrement a la mode" je me suis décidée à y aller.

ImpressionsimeMode_Lutetiablog-Lutetia-blogjpg



Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'expo ne se contente pas de présenter tableau après tableau des peintures de toilettes du XIX siècle mais il y une véritable mise en contexte avec notamment des publicités de grands magasins, des extraits de catalogues, des vêtements et même des photos de l'époque le tout étant extrêmement bien mis en valeur et introduit avec de nombreuses citations de "Au bonheur des Dames" de Zola

Il y a ensuite toute une partie qui se consacre plus aux peintures avec mais toujours une scénographie extrêmement travaillée. On découvre les codes vestimentaires très strictes de l'époque : une robe noir qui couvre les bras et le décolleté pour recevoir chez soi, des robes décolletés et bras nus pour l'opéra et le bal, des robes un peu plus sobres pour aller au théâtre ou se rendre a un dîner chez des amis...

L'exposition permet également de découvrir les costumes, plus simples, des hommes et termine en apothéose par une salle, un peu clichée mais qui marche, sur les impressionnistes en plein air. Sur une fausse pelouse et bercé par le gazouillis des oiseaux, le visiteur se promène entre les peintures représentant des scènes de pique nique, de jeux en extérieur, de déjeuners campagnards...

Gervex_Lutetiablog-Lutetia-blog



On redécouvre tout au long de cette exposition les peintures de Manet, Renoir, Monet, Bazille. De mon cote, j’ai été contente de pouvoir admirer le premier "déshabillé" peint par Gervex et qui avait fait scandale en 1878 lors de sa première présentation car il ne s’agissait plus d’un nu, mais d’un « déshabillé ». J'ai également découvert les œuvres de James Tissot impressionnantes de réalisme, a un tel point qu'on croirait presque voir des photos.

Au final vraiment une très belle exposition, qui rappelle un petit l'histoire des grands magasins et de leurs influences sur la vie des femmes, tout en permettant de (re)découvrir de magnifiques peintures du XIX et des tenues absolument splendides.


L'impressionnisme et la mode au musée d'Orsay
Jusqu'au 20 janvier 2013
1 rue de la Légion d'honneur, paris 7eme
Ouvert tous les jours du mardi au dimanche de 9h30 a 18h, le jeudi jusque 21h45
Prix : 12€
Un conseil : réservez vos billets et arrivez vers 15 ou 45 de l’heure pour ne pas être à l'entrée du parcours en même temps que tout le monde


12 novembre 2012

Les photos d’Elliott Erwitt à Elephant Paname

Elephant Paname c’est le nouveau lieu artistique de Paris qui allie danse et arts. Installé dans un ancien hôtel particulier de 2000m² autour d’Opéra, cette galerie / studios de danse a été créé par Fanny et Laurent Fiat et inauguré en octobre 2012. Sur plusieurs niveaux, les salles de l’ancien hôtel particulier ont été dépouillées mais laissent encore apercevoir les moulures et ornementations originales du bâtiment. Par contre, j’anticipe pour vous la déception que j’ai ressentie :  une seule salle laisse encore voir les murs d’époque, le reste des salles ont été réaménagées de façon « classique » façon galerie et seuls les plafonds d’époque sont encore visibles.

Elephant-Paname_Lutetiablog-Lutetia-Blog

Depuis le 10 novembre, l’espace galerie est consacré à Elliott Erwitt, lequel était d’ailleurs en séance de dédicace sur place à partir de 15h le 10 novembre mais les chanceux, comme moi, qui sont venus plus tôt ont eu le plaisir de le voir tranquillement avec sa canne – klaxon tout en visitant dans le calme l’expo !

Elliott Erwitt, pour rappel, est un photographe qui a vécu en Europe avant d’immigrer enfant aux USA pour fuir la seconde guerre mondiale. Devenu photographe, il a travaillé pour Magnum en shootant en Europe et aux USA avant de diriger lui-même Magnum. Sa devise qui se traduit dans ses photos « l’humour est l’approche à avoir pour tout»

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Une exposition magnifique, qui rappelle à quel point ce Monsieur est un grand du monde et à photographié les hommes les plus puissants.  Pensez bien sûr, à chercher la touche humouristique à toutes ses photos… personnellement je l’ai trouvé sur tous les cartels de l’expo où le e de Elliott Erwitt née le… » a été corrigé au marqueur noir pour masquer le e !


"Personal Best, Personal Choice" Elliott Erwitt à Elephant Paname
10 rue Volney, Paris 2
Ouvert du mercredi au samedi de 11h à 20h et le dimanche de 11h à 18h
Jusqu'au 13 janvier 2013
Prix : 11 euros - Edit : il y a actuellement une offre promo, l'entrée est à 6 euros via le site Exponaute.

10 novembre 2012

Info express : 2 places pour le prix d'une pour l'exposition "le Thé à Guimet"

Profitez de la réduction actuellement disponible sur le site Exponaute et obtenez deux places au prix réduit de 9,5 euros (soit un peu moins de 5 euros par personne) pour l'exposition sur le Thé au musée Guimet

Theguimet Lutetiablog Lutetia Blog

Toutes les infos ici

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07 novembre 2012

Exposition « Paris vu par Hollywood » à l’hôtel de Ville de Paris

Cette exposition retrace l’évolution de la vision des américains de la ville de Paris.

Affiche Paris Vu Hollywood Lutetiablog Lutetia Blog

Au début, Paris était vu comme une ville historique, symbole d’un passé manquant pour les américains. On le voit notamment via les films réalisés à l’époque :  Marie-Antoinette, les Trois mousquetaires, Le bossu de Notre-Dame…. Paris a ensuite représenté la ville de la liberté, de l’amour avec une série de film sur le thème du french cancan : French Cancan, le Moulin Rouge, la Veuve Joyeuse….

Jusqu’au milieu des années 50, tous les films ont été tournés en studio, dans des espèces de mini villes qui représentaient Paris, au moins l’idée que s’en font les acteurs hollywoodiens. On peut citer par exemple Ernst Lubistch le réalisateur Américain d’origine allemande dont la quasi-totalité de ses cinquante films se déroulent à Paris alors que même que lui-même n’avait jamais mis les pieds en France. Quelques un de ses films les plus connus : La huitième femme de Barbe bleue, Ninotschka, Rendez-vous, Si j’avais un million, La veuve joyeuse, Illusions perdues…

Evidemment, tout au long de cette exposition, on redécouvre également les grands acteurs Parisiens ou presque : Audrey Hepburn,  Maurice Chevallier, Charles Boyer…. Mais également des costumes, des maquettes et des dessins préparatoires.

Au cours du parcours, des nombreux écrans diffusent des extraits des nombreux films évoqués lors de l’exposition qui permettent de revoir tous les clichés Hollywoodien : se promener sous les pont de Paris sans être dérangé par l’odeur d’urine, prendre le métro sans être écrasé par les autres voyageurs, danser dans la rue sans se faire rire au nez par les passants…

Au final une exposition très sympa qui n’apprend pas grand-chose sur le cinéma Hollywoodien et Paris mais qui donne envie de revoir tous les classiques  au plus vite.

Paris vu par Hollywood
Jusqu'au 15 décembre 2012
Hotel de Ville de Paris
5 rue Lobau, Paris 4
Ouvert tous les jours sauf dimanche et jours fériés de 10h à 19h
Entrée Gratuite

31 octobre 2012

Que voir au Musée des Arts et Métiers de Paris

Le musée des Arts et Métiers de Paris est, a mon sens, l'un des plus impressionnant de la capitale. Construit dans les restes de l’abbaye de Saint Martin des Champs, celui ci est notamment connu pour abriter en son sein le pendule de Foucault. Le pendule de Foucault est une invention qui permet de montrer de manière non mathématique ou astrologique que la France tourne sur elle même. La démonstration commence par l’observation d'un pendule en taille réduite et une constatation simple : une fois lancé sur un axe, la direction de pendule ne bouge pas du tout MÊME si son support lui est réorienté. Une fois cette base posée, la vraie démonstration peut commencer et le conférencier lance le pendule du musée des arts et métiers. Celui ci est attache au sommet de la voute du chœur, a plus de 20 mètres de hauteur. Le pendule se balance donc effleurant quelques quilles posées sur une table juste en dessous de l’axe du balancier. Au bout de quelques minutes, une quille tombe, puis quelques minutes après une autre quille se renverse. La table tournerait elle ? Et bien non, c’est tout simplement la démonstration qui devient intéressante car si la table ne tourne pas et le pendule ne bouge pas c'est donc une preuve que c’est la terre qui tourne!! A la fin de la démonstration qui dure environ 20 minutes, le public remarque que la terre a tourne de bien 5 centimètres !

PendulteFoucault Lutetiablog Lutetia Blog


Cette démonstration faite, il est parfois tentant de quitter le musée mais ca serait passer a cote de bon nombre d'objets insolites.

A découvrir également au musée des Arts et Métiers :
- la salle entièrement dédiée a la machine d'anticythère, cette machine incroyable récupérée dans la mer près de la Grèce et datee de 87 avant JC. Celle ci indique avec une précision incroyable les positions astronomiques et son grand mystère réside en son constructeur inconnu à ce jour ainsi que l'étendue des connaissances qui semblent incroyablement pointues pour l'époque
- les différents objets sur le thème de la statue de la liberté : réduction, moulage du visage... Pour rappel, il est possible de voir un doigt de la statue de la liberté en taille réelle à la réserve des Arts et Métiers
- l'avion Blériot avec lequel un homme traversa la manche pour la première fois
- la maquette du télégraphe de Chappe
- le laboratoire de Lavoisier
- le théâtre des automates
- les maquettes de Madame de Genlys – Correction, celles-ci sont maintenant à la réserve

Avion Blériot Lutetiablog Lutetia Blog

Le musée propose par ailleurs de nombreuses visites thématiques, démonstrations et ateliers pédagogiques.

Enfin je vous rappelle qu’il est possible de visiter les réserves des Arts et Métiers qui contiennent en fait la majorité des pièces du musée.

Une dernière chose, c'est aujourd'hui que commence l'exposition temporaire du musée "Et l'homme créa le robot" qui promet d'être bien sympa.


Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h et le jeudi jusqu'à 21h30

Exposition temporaire "Et l'homme créa le robot"
Du 31 octobre 2012 au 3 mars 2013


28 octobre 2012

Exposition Les couleurs du Ciel au musée Carnavalet

L’exposition du musée Carnavalet a pour but de mettre en avant le patrimoine culturel dispersé dans les églises à travers l’europe, de mettre en avant « le patrimoine des gens ».

les couleurs du ciel Lutetiablog Lutetia blog

Avec une approche chronologique, l’exposition permet de découvrir plus de 100 peintures du XVIIème siècle : depuis la période Medicis à la fin du XVIIème siècle.  On fait quelques arrêts sur des monuments historiques tel que Notre Dame et ses mays ou encore le Val de Grace ou les Invalides. Cette exposition se concentre plus particulièrement sur les commanditaires des œuvres et comment celles-ci s’insèrent dans les édifices religieux.

A la fin de l’expo, le public est invité à découvrir les églises parisiens et leurs trésors, car après tout, on court  voir la dernière expo de peinture mais on est incapable d’aller admirer une toile dans l’église d’à côté. Superbe initiative de la part du musée Carnavalet


Les couleurs du Ciel du musée Carnavalet
23 rue Sévigné, 75003 Paris
Jusqu'au 24 février 2013
Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi
Plein tarif 7€ et tarif réduit 5€

24 octobre 2012

Exposition Cheveux Chéris au musée du quai Branly

L'exposition Cheveux Chéris qui a débuté le 18 septembre 2012 au quai Branly, s'attaque au vaste sujet qu'est le cheveu.

En trois parties, l'exposition commence sur le thème de la frivolité. On y évoque l'aspect superficiel de la coiffure et des cheveux, objet également de vanité. Le musée s'emploi cependant a expliquer que cela va au delà des simples apparences physiques et que les cheveux sont depuis l'origine de l'Homme liés à la société et peuvent être utilisés pour étudier l'évolution de l'histoire du monde. De 629 à aujourd'hui en passant par Louis XIV, Picasso ou Ophelie, l'expo remonte le temps en donnons des exemples (personnels ou pas) de la signification donnée aux cheveux. Cette première partie de l'expo m’a faite fortement penser à l'exposition blonde / brune de la cinémathèque de Paris en 2010.

CheveuxCheris_BoufantesBelles_Lutetiablog Lutetia BlogL'équipe des bouffant belles lors du départ d'une course, 1964 © photographie Neil Barr
La coiffure bouffante évitait aux cheveux de revenir sur le visage lors de la course et était idéale pour les compétitions.


On passe ensuite à la deuxième partie de l'expo : la perte, que celle ci soit désirée ou imposée. Là encore, l'expo balaye l'histoire en évoquant les mèches de cheveux que l'on coupait pour offrir à l'être aimé mais aussi la perte forcé des cheveux à qui l'on donnait des pouvoirs presque magiques ou encore la tonte en public après guerre (la deuxième guerre mondiale) des femmes accusées d'avoir fraternisés avec l'ennemi. Ce sujet est largement expliqué, notamment à l'aide photo et de vidéos. Une des vidéos est particulièrement marquante : on y voit les femmes tondus être promenées dans la rue pour y subir les quolibets et même les coups des passants... Certaines femmes se cachent d'autres gardent la tête haute, chacune avec une attitude différente face à ce qu’elles affrontent.

CheveuxCheris_Cape_lutetiablog Lutetia blogGrande cape épaisse en feutre de laine de yack et de mouton avec des cheveux de femmes. Le col est resseré par une cordelette
Copyright: © musée du quai Branly, photo Claude Germain

La dernière partie se concentre sur les pouvoirs qui ont été accordés aux cheveux. Les cheveux étant imputrescible, c’est l’occasion d’observer des objets venus d’autres mondes, des objets rituels : mèches, scalps, têtes coupés, vêtements, têtes rétrécies….  Dans cette dernière partie, on y apprend notamment comment créer une tête réduite, très pratique au quotidien !

Au final, une super expo qui arrive, en suivant un fil rouge précis à présenter des éléments bien différents et ce grâce à une excellent scénographie.


Cheveux Chéris au Musée du Quai Branly
37 quai Branly, 75007 Paris
jusqu'au dimanche 14 juillet 2013
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 19h, nocturne le jeudi, vendredi et samedi jusque 21h
Tarif : 7€, réduit 5€

22 octobre 2012

A la découverte de l'incroyable Museum of Everything

Le Museum of Everything qui vient d'ouvrir à Paris a un nom qui donne envie de se pencher un peu sur ce phénomène. Cette curiosité étant récompensée quand on découvre le concept derrière le musée : il s'agit tout simplement d'exposer des artistes inconnus du grand public, des gens comme vous et moi qui ont participé à un casting d'art sauvage au Tate Modern et ont été sélectionnés pour exposer au Museum of Everything ( soit un concept équivalent à la nouvelle star version art)

Le musée itinérant s'est implanté à Paris depuis vendredi 16 octobre 2012 au 14 boulevard Raspail et ce jusqu’au  16 décembre 2012 31 mars 2013.

Arrivée à midi, (pour une ouverture annoncée à 11h30 sur le site), j'ai du attendre quelques minutes supplémentaires avant de pouvoir pousser le portail.
L'entrée, décorée dans le style du musée nous mets déjà dans l'ambiance en présentant les noms de tous les artistes via un enchevêtrement de noms. Ce qui met moins dans l'ambiance par contre, c’est la nana de l'accueil à qui on a même pas le temps de demander des informations et qui balance tout go "nous demandons une donation de 5 euros minimum" Je sais pas vous, mais autant j'étais prête à payer 10 euros si ca avait été le prix de l'entrée, autant j'apprécie moyennement la DONATION OBLIGATOIRE avec un montant minimum. Bref, on met sa mauvaise humeur de côté et on avance.

MuseumofEverything Lutetiablog Blog Lutetia
La dite mauvaise humeur qui en reprend un coup quand la première chose qu’on découvre de l'expo c'est un panneau qui donne le ton "Photo interdite, amende de 1 000 euros" (est ce même légale cette amende de 1 000 euros?). Donc avec un énervement au max, on commence enfin la visite.

Le musée est arrangé « à la berlinoise », c'est-à-dire dans une veille maison, sur 3 étages dont l’arrangement initial a à peine été modifié. Chaque pièce a juste été dépouillé de tout ses meubles et les murs et les sols sont bruts : on y voit des traces des anciens meubles, le plancher s’enfonce sous le pied, les marches sont réparés avec du plâtre….
Dans chaque pièce, des œuvres d’art partout : du sol au plafond à ne plus savoir où poser les yeux.

Quelques un des artistes et des œuvres exposés :
Henry Darger et ses Vivian Girls
- Une citation de Rey Jesse Howard « J’ai arnaqué ces mecs là pendant des années, si vous voulez devenir un artiste, n’allez pas dans une école d’art, faites des trucs et vendez-les »
- Willem van Genk
- Calvin et Ruby Black et Possum Trot : la ville de 80 poupées faites à la main, qui parlaient grâce à des enregistrements de Calvin Black

La visite se passe donc comme une balade, où de salle en salle, on découvre de nouveaux artistes, certains admirables, d'autres moins. Une visite mémorable, qui mérite qu'on prenne le temps (plusieurs heures) necessaire pour faire vraiment le tour de tout ce qu'il y a à voir.

The Museum of Everything
14 boulevard Raspail, 75007 Paris
Jusqu'au 16 décembre 2012 suite au succès du musée, celui-ci restera à Paris jusque Noël 2012 février 2013 au 31 mars 2013 (décidemment, quel succès!)
Du mercredi au dimanche, de 11h30 à 20h.
Entrée 5 euros

14 octobre 2012

Exposition « Aux sources de la peinture Aborigène » au quai Branly

Le musée du quai Branly en organisant cette exposition retourne également à ses propres sources. En effet, lors de la construction du bâtiment il a été décidé de mettre en avant l’art aborigène en y construisant des fresques aborigènes d’Australie sur certaines façades et plafonds du musée.

auxsourcesdelapeintureaborigene Lutetiablog Lutetia Blog

Aux sources de la peinture Aborigène commence par présenter quelques données sur les aborigènes, des images, des boucliers, des coiffes mortuaires…. Comme une mise en bouche avant de réellement débuter l’exposition et parler du Papunya Tula.

Le papunya Tula est un mouvement de peinture qui a commencé en 1971 lorsque Kaapa obtient le prix du Caltex Art Award. Les aborigènes réalisent alors que leur peinture interesse les autres et ils commencent alors à transposer les motifs traditionnels aborigènes sur des toiles. Les peintures représentent principalement des cérémonies, des rituels, des évolutions de la vie….Pendant des années, ces hommes ont découvert de nouveaux materiaux et ont plongés dans leur mémoire pour retrouver des souvenirs de voyages, des lieux, des céremonies... à représenter.

Ce courant a évolué jusqu’à vouloir réellement partager cet art, ces expériences non pas avec des initiés mais avec le grand public. Dans l’exposition cette rupture se symbolise par deux salles les unes à la suite des autres : la première avertie le spectateur que cette salle contient des œuvres qui peuvent choquer les femmes et les personnes non initiées, la second e est une salle qui présente des toiles gigantesques (en opposition avec des représentations intimes)

Aborigène Branly Lutetiablog Lutetia Blog

Au final, une exposition bien pensée avec une scénographie assez pauvre et très difficile à aborder. La culture aborigène étant à 1000 lieux de la culture occidentale, il est presque impossible de comprendre et de saisir l’émotion derrière chaque toile.

Et pour finir une petite citation : « si je ne peins pas cette histoire, n’importe quel blanc pourra venir me voler mon pays » Charlie Wartuma Tjungurrayi 1987

Aux sources de la peinture Aborigene au musée du quai Branly
Jusqu'au 20 janvier 2013
du mardi au dimanche de 11h à 19h, nocturne le vendredi et samedi jusque 21h
Prix : 8,6€ à 13,7€

04 octobre 2012

Exposition : Le thé, histoire d'une boisson millénaire au musée Guimet (Paris)

Cette semaine, j'ai eu la chance incroyable de gagner des places pour assister au vernissage de la dernière exposition du musée Guimet : le thé, histoire d'une boisson millénaire. Les visiteurs étaient à cette occasion accueillis avec une coupe de champagne ou un jus de fruit parfumé au thé, j'avoue que j'ai trouvé le champagne au thé plutot étrange.

L'exposition commence par une présentation des différentes formes de thé. Car oui, il existe plusieurs sortes de thés qui ne proviennent pas de differents arbres à thé (theiers) mais tout simplement de la facon dont les feuilles sont traitées :
- Le thé noir a subit une double oxydation
- Le thé vert est torrefié
- Le thé rouge est oxydé et fumé
- Le thé bleu vert est oxydé et fermenté
- Le thé blanc est principalement composé de bourgeons séchés
- Le thé jaune est fait à partir de bourgeons et de feuilles légèrement oxydées

Guimet Thé Lutetiablog Lutetia Blog



On enchaine ensuite sur l'histoire du thé qui commence sous les Tsang (en 618-907) avec la periode du thé boulli (avec du lait, du beurre et des epices) puis on continue avec la periode du thé battu sous les Song (en 960-1279) et on termine avec le thé tel quon le connaît aujourd'hui le thé infusé.

L'exposition présente les différentes techniques et outils aidant à la préparation du thé à travers le temps, c'est l'occasion de découvrir de magnifiques theieres et bols en grès et en faience. On admire au passage la beauté et la force des couleurs d'anciennes faiences dont l'éclat pourrait faire rougir plus d'une production moderne.

The Guimet Lutetiablog Blog Lutetia



Pour terminer, on fait un petit tour du monde en observant des théières du monde entier avec chacune leurs particularités.

Un seul regret pour cette expo, c'est que le muéee Guimet n'ait pas plus développé l'aspect sensoriel de ce thème, car après tout, le thé on l'aime pour son goût, pour son odeur, pour sa chaleur (et pas que physique...) J'imaginais pouvoir plonger mes mains dans des sacs de thé, pouvoir porter à mon nez des poignées entières de différentes sortes de thé... Après tout l'expo ne parle t elle pas dune testeuse de the ( au même titre qu'aujourdhui il existe des oenologues...) Alors pourquoi nous priver de cette partie si essentielle au thé ?

Au final et malgrè cette frustration, l'exposition sur le thé promet d'être un succès. Mon conseil : en sortant n'oubliez pas acheter un peu de thé Guimet créé spécialement pour l'occasion.

Le thé, histoire d'une boisson millénaire au musée Guimet
Jusqu'au 7 janvier 2013 MAJ du 10/12/12 Prolongation jusqu'au 28 janvier
Du lundi au dimanche de 10h à 18h - Fermé le mardi
6 place d'Iena, 75016 Paris
Prix : 8€ ou 6€ tarif réduit ou sinon profitez de la réduction proposée sur le site exponaute.