09 mars 2013

«La Gloire de mon père» au Théâtre Poche Montparnasse

Pour la première fois, on peut voir La Gloire de mon père au théâtre. Un seul acteur sur scène qui joue tour à tour Marcel, son père Joseph, son oncle Jules, son petit frère Jean ou encore sa mère Séraphine… sans accessoires mais uniquement grâce à un jeu de voix et de posture, Antoine Seguin (l’acteur donc) arrive à nous transporter d’un personnage à l’autre et à nous raconter son enfance et cet été en Provence.

gloire de mon père lutetiablog lutetia

La pièce est jouée très rapidement, en une heure, mais en sortant personne ne peut reprocher à ce spectacle d’avoir oublié des épisodes. Attention, ce n’en est pas pour autant un spectacle pour enfant qui peuvent avoir du mal à comprendre les changements de rôles ainsi que les participes passés employés à la louche. A la représentation où j’étais, j’ai eu le sentiment que les petits de moins de 12 ans s’étaient un peu ennuyés, les plus grands ayant eux par contre pu profiter de cette interprétation à sa juste valeur.

Une pièce très sympa à voir, en famille pourquoi pas, et l’occasion de redécouvrir le théâtre poche qui vient de rouvrir après une longue période de travaux.

LA GLOIRE DE MON PERE (BAnet 2'40") from Bonne Idee PRODUCTION on Vimeo.

 

La gloire de mon père au théâtre poche Montparnasse
Jusqu’au 31 mars 2013
Le mercredi à 17h et le dimanche à 15h
Durée : 1H
Prix : de 10 à 15€ placement libre
75 boulevard du Montparnasse, Paris 6ème


08 mars 2013

Faire une pause déjeuner au restaurant du musée d’Orsay

Il y a plusieurs solutions pour faire une pause déjeuner au musée d’Orsay, mais la plus sympa reste celle du restaurant. L’ancien restaurant de l’hôtel d’Orsay construit juste à côté de la gare d’Orsay est aujourd’hui intégré dans le musée et constitue la salle de réception pour le restaurant. La particularité de ce restaurant réside donc en son cadre merveilleux de peintures et dorures classés aux monuments historiques.

Restaurant Orsay Lutetia Lutetiablog

Le restaurant est accessible uniquement aux visiteurs du musée sauf le jeudi soir où il est possible de réserver le « menu découverte » à 55€.

En ce qui concerne la carte, le restau propose un plat du jour à 14,5€ servi très rapidement à ses clients. Le tout est un peu cher mais reste d'un rapport qualité prix correct, car après tout en déjeunant ici, on paye également le cadre.


Restaurant du musée d'Orsay
1 rue Bellechasse, Paris 7ème
Ouvert du mardi au dimanche à 11h45

07 mars 2013

Le saviez-vous ? Le signe MACL qui se trouve sur des bâtiments parisiens signifie Maison Assurée Contre L’incendie

C’est lors de l’essor des assurances au début du XIXème siècle que l’ont voit apparaitre ce sigle sur les maisons : MACL = Maison Assurée Contre L’incendie.

MACL Lutetiablog Lutetia

Cela signifiait également que les habitants de la maison étaient des bourgeois, car seuls les riches pouvaient se payer se genre de luxe. Le symbole disparaitra petit à petit quand l’assurance deviendra obligatoire.

06 mars 2013

Très belle exposition sur les Mille et une nuits à l'Institut du Monde Arabe

L'institut du monde arabe propose depuis XX une exposition magique sur le thème des Mille et une nuits.

1001 nuits ima lutetiablog lutetia

La première partie de l'expo présente le contexte historique de ces contes. Ce recueil d'histoires, d'origine perse a été traduit en arabe pour la première fois au VIIIème siècle à Bagdad. Les légendes étant initialement racontées oralement autant aux enfants qu'aux adultes, il existe aujourd'hui de nombreuses versions des contes de Mille et une nuit avec des histoires en plus ou en moins selon les recueils. Le visiteur découvre alors de nombreux manuscrits des Mille et une nuits.
Traduit en 1704 pour la première fois en français par Galland dans une version "policée" ce récit a inspiré de nombreux artistes du 18eme qui ont crée autour de ce thème comme Jules Verne qui a inventé "La 1002eme nuit" ou Gustave Doré qui a illustré de nombreux contes. Une seconde traduction par Musrad au 19eme a permis de découvrir le texte plus originel avec ses contes sensuels presque érotiques.

Avant de passer a la seconde partie de l'exposition, le visiteur redécouvre le récit cadre des mille et une nuits : un roi découvrant que sa femme le trompe la tue, puis décide de s'unir chaque soir à une vierge qu'il tue ensuite au matin, mais un soir il tombe sur une jeune fille qui lui raconte une histoire si passionnante qu'il ne peut se résoudre à la tuer avant d'avoir entendu la fin du récit; et peut écouter une quinzaine de contes en français ou en arabe.

La seconde partie présente des dessins et objets relatifs aux contes des 1001 nuits tout en analysant les thèmes récurant de chaque récit : l'amour, la guerre, les dieux, les talismans, le palais... C'est l'occasion de voir de nombreux objets magnifiques que malheureusement il était interdit de prendre en photo. Au milieu de ces trésors, quelques objets semblent perdus car uniquement mis dans l'expo pour resituer la vie  la grande époque des contes; jolis certes mais il y avait suffisamment de matière sans rajoute ces objets supplémentaires.

Au final, une très belle exposition qui donne envie de relire les contes des Mille et une nuits et de se plonger dans les illustrations magiques de ces récits.


Les mille et une nuits à l'Institut du Monde Arabe
Jusqu'au 28 avril 2013
1 rue des Fossés Saint Bernard, Paris
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, samedi et dimanche de 10h à 19h , nocturne le vendredi jusque 21h30
Prix : 12,5€ ou profitez de la réduction disponible sur ticket minute.

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05 mars 2013

La parasolerie Heurtault : artisan créateur de parapluies et ombrelles

Depuis tout petit, Heurtault démonte et créer des parapluies. Il maitrise maintenant parfaitement cette technique, ces matières, ces coupes et c’est pourquoi ce créateur réalise aujourd’hui des parapluies et ombrelles de luxe sur demande.

Parasolerie HeurtaultPhoto récupérée sur le site Le Viaduc des Arts

Michel Heurtault peut également restaurer des ombrelles anciennes récupérées dans les trésors de grands parents.

TV5 Monde a réalisé un excellent reportage sur ce métier d’art qui se perd via une interview / démonstration de Michel Heurtault que je vous invite à regarder.

Parasolerie Heurtault
Viaduc des Arts
85 avenue Daumesnil, Paris 12ème
Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h


04 mars 2013

Visite du Palais de Justice de Paris (ancien Palais de la Cité)

C’est pendant l’époque gallo romaine, que Julien l’apostat s’installe sur l’ile de la cité car la situation géographique offrait une protection idéale de part les bras de la Seine qui protégeaient l’ile. Au Xème siècle, le palais de la Cité a été construit et logeait la monarchie et depuis, il a été mainte fois détruit (guerre ou incendie) et agrandi. Charles V fut le dernier roi à y habiter et c’est lui qui décida de se faire construire une forteresse un peu plus excentrée (le château de Vincennes) permettant de fuir discrètement si besoin : en effet, la ville de Lutèce s’étant considérable agrandie en passant de 10 000 à 150 000 habitants et le palais était maintenant complètement coincé au milieu des habitations n’offrant qu’aucune sortie de secours. En attendant la fin de la construction, Charles V s’installe au Louvre qui était alors une forteresse située aux remparts de la ville.
Peu de temps après en 1776, le palais subit un changement d’organisation, qui sépare la grande cour, au milieu duquel trônait la Saint Chapelle, en deux petites cours, ce qui cache un peu ce qui était perçu à l’époque comme une « monstruosité d’art gothique ». 

Palais Justice LUtetiablog Lutetia

Pendant la période Haussmanienne, de grands travaux d’agrandissement sont entrepris et c’est l’architecte Duc qui supervise le chantier pour obtenir peu ou prou ce qui correspond aujourd’hui à notre Palais de Justice.

Voici quelques anecdotes architecturales sur la bâtiment actuel :
- sur le fronton est côté boulevard du Palais, notez les symboles mélangés de la monarchie (fleurs de lys, couronne) mais aussi de la république avec sa devise « Liberté, Egalité, Fraternité »
- dans la galerie en ligne avec l’entrée des avocats : les inscriptions relatives aux anciennes boutiques installées à l’entrée du Palais de Justice, notamment le "bureau d'écriture" pour l'écrivain public

PalaisJustice Boutiques Lutetiablog Lutetia


- la salle des pas perdus et ses poêles anciens classés en 1882 aux monuments historiques, dont certains fonctionnent encore.

PalaisJustice_Poele Lutetiablog Lutetia

- la première chambre civile du Tribunal de Grande Instance correspond à l’ancienne chambre du roi à l’époque de Philippe Le Bel. La salle a brûlée pendant la Commune mais fut restaurée à l’identique grâce à des peintures montrant les lieux avant l’incendie. A noter : au plafond les fleurs de lys ainsi que les porcs épics devise de Louis 12 : « qui s’y frotte s’y pique.»

PalaisJustice_1Chambre Lutetiablog Lutetia


- la galerie de saint louis qu’on peut uniquement admirer à travers deux portes en verre

Galerie Saint Louis Palais Justice Lutetiablog LutetiaPhoto récupérée sur le site de la cour de cassation


- la façade côté ouest qui, selon les plans de Duc, devait servir d’entrée principale mais ce ne fut jamais les cas car les travaux ont été arrêtés avant d’être finalisés
- la grande chambre de la cour de cassation (fermée au public mais parfois ouverte) : la plus grande et la plus richement décorée du palais de justice

Grande Chambre Cassation Lutetiablog LutetiaPhoto récupérée sur le site du Huffington Post

Et si c’est plus le fonctionnement de la justice qui vous intéresse, ne manquez pas :
- la première chambre civil du Tribunal de Grande Instance car c’est dans cette pièce qu’à siègé le tribunal révolutionnaire et ici que Marie Antoinette fut condamnée à la guillotine.
- la salle des criées où ont lieu les ventes aux enchères judiciaires de biens immobiliers, à la bougie selon la tradition
- la cour d’assise, à visiter en début de mois, pour assister aux procès criminels
- le correctionnel pour assister aux minis procès liés aux délits.

Palais de Justice de Paris
5 boulevard du Palais, Paris 2ème
Ouvert aux horaires administratifs
Accès : gratuit pour tous car en France, la justice est publique mais si on veut une visite guidée, il faut passer par le Centre des monuments nationaux et payer 7 euros.
A visiter en début de mois si on souhaite entrer à la cour d’assise

02 mars 2013

Un bar éphémère Bollinger au Mandarin Oriental

En l’occurrence il ne s’agit pas de création d’un bar éphémère, mais de réorganisation du bar du Mandarin Oriental pour une opération éphémère : le bar devient donc le bar Bollinger pendant la Fashion Week du 3 au 12 mars 2013.

bar bollinger lutetiablog lutetia

L’occasion de découvrir des cuvées d’exception à la flute ou en bouteille, mais aussi en cocktail, le tout pouvant être accompagné de tapas sucrés / salés.
Attention, le prix est à la hauteur du palace : 28€ la flute pour le champagne le moins onéreux.


Bar éphémère Bollinger
Mandarin Oriental
251, rue du Faubourg Saint Honoré, Paris 01
Du 3 au 12 mars 2013, de 17h à Minuit

01 mars 2013

Les peintures de Marjane Satrapi à la galerie Jérome Noirmont

On connait tous Marjane Satrapi pour ses BD « Persepolis » et « Poulet aux prunes » tous les deux adaptés au cinéma avec Marjane en tant que réalisatrice. On connait moins Marjane Satrapi la peintre qui dès toute petite peignait à côté de sa grande tante : écrivain et peintre. Avant de décéder, celle-ci annonce à sa nièce encore jeune (moins de 10 ans à ce qu’il me semble) que celle-ci sera écrivain ou peintre comme elle… Marjane Satrapi est donc maintenant les deux.

Marjane Satrapi Lutetiablog Lutetia

La galerie Jérome Noirmont propose actuellement de découvrir 21 peintures de Marjane Satrapi assez récentes (aucune peinture n’a été réalisée avant 2009) de portrait de femmes ou de groupe de femmes. Les toiles sont très sombres avec un arrière plan de grandes formes géométriques noires, rouges ou bleus et un premier plan une ou plusieurs femmes qu’on devine être d’origine orientale. Le visiteur reconnait tout de suite l’univers Marjane Satrapi.

Marjane Satrapie Lutetiablog Lutetia

Au comptoir, à part acheter une peinture, il est également possible d’acheter le catalogue de l’exposition avec notamment plusieurs pages sur la grande tante de Marjane Satrapi et son inspiration pour réaliser ses peintures.

Marjane Satrapi à la galerie Jérome Noirmont
Jusqu’au 23 mars 2013
36 avenue Matignon, Paris 8
Entrée : gratuite
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h

28 février 2013

Collaboration au théâtre de la Madeleine (critique)

La pièce vit à Paris sa deuxième (ou troisième ?) saison, ayant rencontrée l’an dernier un tel succès qu’il fut difficile d’obtenir des places pour une des représentations.
En voici l’histoire : Deux artistes au sommet de la gloire. Deux géants ! Richard Strauss (Michel Aumont) et Stéfan Zweig (Didier Sandre). Le premier, proche du régime nazi et se croyant tout puissant et intouchable, non concerné par la politique. Le second, craignant au contraire cette politique et la violence qu’elle allait sécréter. Ils s’admiraient. Ils créeront ensemble un opéra bouffe inspiré de Ben Johnson,« La Femme Silencieuse », immense succès arrêté dès la seconde représentation par le régime nazi, le nom d’un juif étant resté sur l’affiche malgré l’interdiction.

 

Collaboration lutetiablog Lutetia

Le pitch de la pièce ne fait pas justice à Strauss qui à peut être flirté un moment avec le nazisme mais qui se retrouva surtout contraint de collaborer avec le régime car sa belle fille et donc ses petits enfants étaient juifs. La pièce, très bien faite, montre l’évolution du régime nazi en la replaçant dans le contexte historique à l’aide de panneau de transition donnant la date de chaque scène. Les deux acteurs principaux sont excellents et c’est très sympa de se plonger dans une collaboration entre un librettiste (le parent pauvre de l’opéra : on connait toujours le compositeur mais rarement le librettiste) et un compositeur avec toujours, l’avis de la femme de Strauss ancienne chanteuse lyrique.

Un des must see de la saison théâtrale!

 

Collaboration au théâtre de la Madeleine
Jusqu’au 24 mars 2013 (selon la fnac) ou 31 mai 2013 selon l'espace réservation du théâtre (mais quand on clic sur les dates, ça ne marche pas...)
Du mardi au samedi à 20h30, samedi et dimanche à 17h
19 rue de Surène, Paris 8ème
Prix : de 19 à 59€ et pensez toujours à consulter mon article qui contient presque 20 bons plans pour obtenir des réductions pour aller au théâtre à Paris

27 février 2013

Ouverture des ventes en ligne pour la saison 2013 – 2014 de l’opéra de Paris

L’opéra de Paris a dévoilé hier sa programmation 2013 – 2014 et offre donc une saison très italienne (en ce qui concerne l’opéra) avec au programme, entre autres, Bellini, Monteverdi, Verdi, Rossini et Puccini. Pour les ballets, je n’y connais rien donc je vous laisser apprécier par vous-même.

Saison 1314 Opera paris Lutetiablog Lutetia

Les abonnements sont ouverts à la vente dès aujourd’hui et les abonnements jeunes seront disponibles le lundi 4 mars 2013.