05 août 2013

Rentrée théâtrale hiver 2013 / 2014 – Ma sélection pour la saison parisienne

Pour chercher des pièces de théâtre que je vais bien aimer, je procède de deux manières : il y a les lieux qui passent souvent des pièces que j’aime bien (le théâtre de l'Oeuvre, le théâtre Edgar…) et les personnes (acteurs ou metteurs en scène) qui participent à des projets que j’aime souvent (Francis Huster, Denis Podalydes, Christophe Lidon…)

Voici donc ma sélection pour cette rentrée théâtre 2013 / 2014

 

Et-jamais-nous-ne-serons-separesEt jamais nous ne serons séparés au théâtre de l’œuvre
Auteur : Jon Fosse - Metteur en scène : Marc Paquien
Le pitch : de 17 à 38 euros
Prix :  Jon Fosse nous offre ici une vibrante partition musicale, un monde silencieux où les vivants et les morts se croisent sans pouvoir se rapprocher, une pièce énigmatique qui nous invite aussi à rire de notre maladroite humanité.
Horaire : du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 15h
Date : du 10 septembre au 10 octobre 2013
Pourquoi ? parce que je fais confiance au théâtre de l’œuvre et que l’histoire donne envie

mensongesdetatMensonges d’Etats au théâtre de la Madeleine
Auteur : X. Daugreilh - Metteur en scène : Nicolas Briancon
Le pitch : Londres, 1944. Quelques hommes vont faire chuter Hitler en orchestrant le plus grand mensonge de toute l’histoire de l’humanité. Nicolas Briançon et Xavier Daugreilh s’appuient sur une distribution exceptionnelle pour faire revivre l’incroyable histoire vraie de l’Opération Fortitude.
Prix : de 17 à 49 euros
Horaire : Du mardi au samedi à 21h00, le samedi à 16h et le dimanche à 17h.
Date : du 20 septembre au 20 octobre 2013
Pourquoi ? Pour Nicolas Briancon metteur en scène

Scenes-de-la-vie-d-acteur_portrait_w193Scènes de la vie d’acteur au théâtre du Rond Point
Auteur : - Metteur en scène : Denis Podalydes
Le pitch : Denis Podalydès livre les récits de la vie quotidienne d’un comédien, de l’ennui à la passion. Du monumental trac à l’abyssal trou de mémoire, il dévoile les ratés, les victoires, les chutes libres et les hauteurs du métier d’acteur. Scali Delpeyrat s’empare du journal, assemble les facettes extraordinaires des moments les plus ordinaires, pour composer au-delà du portrait d’artiste un puzzle des atermoiements, des fragilités et des incertitudes humaines.
Prix : de 17 à 30 euros
Horaire : du mardi au samedi à 21h, dimanche à 15h30
Date : du 10 octobre au 10 novembre 2013
Pourquoi ? Pour Denis Podalydes metteur en scène (même si je ne suis pas encore sûre à 100% sur ce coup)

guitrys_afficheThe Guitrys au Théatre rive gauche
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt - Metteur en scène : Steve Suissa
Le pitch : Durant l’entre deux guerres, pendant 15 ans, le couple légendaire que formaient Sacha Guitry et Yvonne Printemps régna sans partage sur Paris et le monde entier. Faisons un rêve, le rêve d’une pièce que  Sacha Guitry aurait écrite dans sa vie et dont il aurait confié la dramaturgie et les dialogues à Eric-Emmanuel Schmitt. Voici, sous les mots d’esprit, une histoire d’amour traversée de bonheurs, de querelles, de tromperies, de jalousie, celles de deux amants magnifiques et impossibles, la passion d’un homme de génie pour un rossignol qui ne supportait pas sa cage.
Prix : 31 à 46 euros – Premier aux premières : 50% de réduction du 26 septembre au 10 octobre 2013
Date : du 26 septembre au 29 décembre 2013
Horaire : du mardi au samedi en alternance à 19h ou à 21h
Pourquoi ? Pour Eric-Emmanuel Schmitt acteur et Steve Suissa metteur en scène

Ensembleetseparement2Ensemble et séparément à la Comédie des Champs Elysées
Auteur : Francois Dorin - Metteur en scène :  Stéphane Hillel
Le pitch : Malgré leurs différences absolues, de nature, de culture et de style, un homme et une femme que tout oppose et qui n’auraient jamais dû se rencontrer… se rencontrent. Cet homme et cette femme ne partagent rien ! Sinon – et sans le savoir – un goût identique d’indépendance et de solitude !
Echanges inattendus et rires partagés… Quand le hasard s’en mêle… Le rideau se lève !
Prix : de 20 à 48 euros – Premier aux premières du 7 au 15 septembre soit 50% de réduction
Horaire : du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h30
Date : du 7 septembre au 30 décembre 2013
Pourquoi ? pour Jean Piat acteur

le_plus_heureux_des_trois_hebertot-5b06cLe plus heureux des trois au théâtre Hebertot
Auteur : Labiche - Metteur en scène : Didier Long
Le pitch :  Eugène Labiche dresse le portrait de bourgeois qui ont la passion de l'argent et la peur du changement. Il met à jour la vacuité de leurs idéaux, leur individualisme, et surtout les tromperies auxquelles ils se livrent dans leur ménage et dans leurs affaires.
Prix : de 15 à 48 euros – Profitez de 50% de réduction du 10 au 19 septembre 2013 avec Premier aux premières
Horaire : du mardi à vendredi 21h, samedi à 17h30 et 21h et dimanche à 16h
Date : du 10 septembre au 30 décembre 2013
Pourquoi ? Pour Didier Long metteur en scène

Le-Neveu-De-Rameau_theatre_fiche_spectacle_uneLe neveu de Rameau au Ranelagh
Auteur : Diderot - Metteur en scène : Jean-Pierre Rumeau
Le pitch : Dans un théâtre plein de charme et d'histoire, s'engage une conversation étincelante, drôle et explosive.  "Ce dialogue éclate comme une bombe au beau milieu de la littérature française" en dira Goethe. Un texte d'une grande modernité qui, sur le mode du dialogue philosophique, revient sur le sens de la vie.
Prix : de 32 à 50 euros
Horaire : du lundi au samedi à 19h, le dimanche à 15h
Date : du 6 septembre au 31 décembre 2013
Pourquoi ? Pour Nicolas Vaude acteur

La-ReligieuseLa religieuse au théâtre Ranelagh
Auteur : Diderot - Metteur en scène : Nicolas Vaude
Le pitch : La Religieuse a fait adorer Diderot à Nicolas Vaude. Il propose ici une mise en scène mélant le texte et la présence mélancolique de la viole de Gambe, cette dernière ponctuant les tourments de Suzanne, recluse et manipulée.
Prix : de 20 à 35 euros
Horaire : lundi et mardi à 20h, mercredi à samedi 21h et dimanche à 17h
Date : du 6 septembre au 31 décembre 2013
Pourquoi ? Pour Nicolas Vaude metteur en scène (même si je ne suis pas sûre à 100%)

 

HamletComfran2Hamlet à la Comédie Francaise
Auteur : Shakespeare - Metteur en scène : Dan Jemmett
Le pitch : Monument de la littérature occidentale, à la fois tragédie politique, texte métaphysique, image éternelle de la modernité portée par une force poétique inaltérable, Hamlet interroge ce qu’est l’homme et, par là, interpelle chacun de nous.
Prix : de 15 à 50 euros
Date : du 7 octobre 2013 au 12 janvier 2014
Horaire : selon l’alternance de la Comédie Francaise à 20h30
Pourquoi ? Pour Denis Podalydes acteur

La_Locandiera_-_Thtre_de_lAtelierLa locandiera au théâtre de l’Atelier
Auteur : Goldoni – Metteur en scène : Marc Paquien
Le pitch : Cette pièce raconte l’histoire de Mirandolina qui se joue et se fait aimer de tous les hommes qui viennent dans son auberge. Entre autres, le marquis de Forlipopoli et le Comte d'Albafiorita se chamaillent et se concurrencent pour ses faveurs, participant à l'effet de comique. Pourtant, le Chevalier, homme sexiste et misogyne va lui résister. Mirandolina va alors se mettre au défi de le séduire. À la fin de la pièce Mirandolina épouse le valet, Fabrice conformément à la demande de son père lors de sa mort et en partie pour échapper aux avances du Chevalier.
Prix : de 15 à 40 euros – Premier aux premières du 6 au 14 septembre soit 50% de réduction
Horaire : du mardi au vendredi à 20h, le samedi à 16h et à 20h
Date : du 6 septembre 2013 au 14 janvier 2014
Pourquoi ? pour Dominique Blanc acteur

 

Et toujours :

- La trilogie de la Villégiature à la Comédie Française que je n’ai pas réussi à voir la saison dernière (du 16 au 30 septembre 2013)

- Le porteur d’histoire à la Comédie des Champs Elysées (du 8 septembre au 31 décembre 2013)

- Inconnu à cette adresse au théâtre Antoine (du 3 septembre 2013 au 4 janvier 2014)

 

Enfin, à noter d’ores et déjà pour la rentrée janvier 2014 :

- La visite de la vieille dame de Durrenmatt à la Comédie Francaise mise en scène de Christophe Lidon en février mars 2014

- Les méfaits du tabac de Tchékhov au théâtre des bouffes du Nord mis en scène par Denis Podalydes en mars et avril 2014

- Un chapeau de paille d’Italie de Labiche à la Comédie Francaise de retour sur scène de février à avril 2014



A vos claviers pour réserver vos billets. Pensez à "Premier aux premières" pour bénéficier de 50% de réduction sur certaines pièces de théâtre pendant les premiers jours de distribution ou sinon, n'oubliez pas de consulter mon billet plein de bons plans pour aller au théâtre à Paris avec des réductions.

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04 août 2013

L'affrontement au théâtre Edgar (critique)

C'est l'histoire d'un aspirant prêtre qui tout en voulant retrouver les valeurs originales de l'église souhaite la secouer de toute sa poussière et de ses "mauvaises habitudes" Celui ci se retrouve en pension chez un prêtre "bien installé" et apprécié de ses paroissiens qui ne souhaite pas modifier quoique ce soit dans sa manière de vivre sa foi et de la partager.

affrontement



Les deux s'engagent dans des joutes verbales sur la raison d'être de l'église et la façon d'en parler aux croyants. Ces échanges sont légers, et ne comportent pas trop de références aux textes sont franchement drôles. Au point de réellement rire à gorge déployée. Bonus de rire pour ceux qui vont de temps en temps a la messe comme par exemple quand le prêtre dit que dans un sermon il faut toujours dire "nous les pêcheurs" qui m'a fait penser à cette messe de mariage auquelle j'ai récemment assisté et le prêtre parlait de la vie de couple, de la routine, etc

Une pièce à voir avec Francis Huster et Savy Sardou chacun excellent dans leur rôle respectif de prêtre et diacre malicieux.



L'affrontement au théatre Edgar
jusqu'au 25 septembre 2013
du mardi au samedi à 21h, dimanche à 17h30
Prix : de 46 à 31 euros ou sinon, vous pouvez chercher un prix réduit grâce à ma liste de bon plan théâtre à Paris
6 rue Gaité, Paris 14ème

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11 juillet 2013

Denise Jardinière vous invite chez elle (critique)

Tout a commencé par une critique sur Glascope qui disait en résumé : « c’est un spectacle un peu fou, complètement décalé, je ne peux pas vous en dire plus mais allez le voir »

J’avais noté dans un coin de ma tête et dès que j’ai vu que le spectacle était redonné, j’y suis allée.

denisejardinièrevousinvitechezelle

Effectivement, c’est complètement dingo, on ne sait pas trop dans quoi on s’est embarqué mais on ne le regrette pas un instant.

Je me suis demandée pendant un petit moment si le spectacle était absurde, à la manière de La cantatrice chauve, mais après réflexion, je trouve que non (NB : je ne suis pas du tout une spécialiste – critique théâtre donc il se peut que la pièce rentre dans cette catégorie, mais perso, je ne l’ai pas vécu comme tel) Je l’ai plus vécu comme une histoire à la Peter Pan ou Alice au Pays des Merveilles : on ne sait pas où on va ni ce qu’ on fait, mais ce qui est sûr c’est qu’il faut y aller et vite.

Et c’est pareil pour le spectacle : il faut aller le voir et vite, d’autant plus que c’est gratos…. Enfin, au chapeau, donc si vous n’aimez pas, vous partez vite fait en ne laissant pas un sous et si vous avez aimez, vous donnez !

Mon conseil, ne vous renseignez pas plus, ne lisez pas l’article de Gladscope qui en dévoile déjà un poil trop à mon gout et allez voir le spectacle, ensuite seulement renseignez vous.

 

Les dates de représentations sont mises en ligne sur la page facebook Denise Jardinière vous invite chez elle (à surveiller régulièrement car la pièce n'est pas donnée en continu) et les inscriptions se font auprès de Thibaut Boidin. Ah sinon, ce n'est bien sûr pas au théâtre, mais chez Denise qu'on peut voir la pièce !

Conclusion : il faut toujours aller voir les pièces dégantées, on peut être agréablement surprise.

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06 mai 2013

La véritable histoire de Maria Callas au Théâtre Déjazet

La pièce de Jean Yves Rogale et mise en scène par Raymond Acquaviva raconte l'ascension et descente aux enfers de la Callas.
On commence par l'adolescence de celle ci, opprimée et contrôlée par une mère non aimante, la Callas n'a pas réellement eu le choix d'être ce qu'elle était. Affranchie de sa mère uniquement pour tomber sous le joug de son mari et impresario, Maria va devenir la cantatrice que l'on connaît aujourd'hui.

MariaCallas



Avec une mise en scène simple mais efficace, le metteur en scène nous montre l'évolution de la Callas grâce à un jeu de deux actrices jouant la Callas aux différentes phases de sa vie. Quelques bémols à mon sens dans cette mise en scène : la danseuse dont on ne comprend pas le rôle, que les vêtements avec traine qui ont plusieurs fois fait trébucher l'actrice et un spectacle propre mais pas boulversant.
 

Malheureusement, l'histoire atypique de Maria Callas n'a pas rencontré de succès cette saison, les représentations ont donc été annulés.

 

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20 avril 2013

La folle de Chaillot à la Comédie des Champs Elysées

J'ai eu envie de voir La folle de Chaillot donnée à la comédie des champs Elysées, quand j'ai vu que le metteur en scène était Didier Long qui me déçoit rarement.

Folle_Chaillot



J'ai vu cette pièce et je suis très mitigée. Le spectacle dure deux heures et j'ai trouvé la première heure interminable. Tout me semblait faux, mal joué, je ne voyais pas de cohésion, certains personnages semblaient arriver comme un cheveu dans la soupe et j'avais l'impression que chaque acteur jouait seul dans son coin.
J'ai vu un peu de vie arriver avec l'entrée sur scène avec l'entrée de la folle de chaillot. Visuellement également car jusqu'a présent la scène était envahie par des business man en costume noir.
La seconde partie est très sympa : la folle de chaillot part dans ses délires de complot, de plans et de scenarios plus farfelus les uns que les autres à l'aide d'acolytes tout aussi dérangés qu'elle. Etrangement, cette seconde partie de la pièce est complètement irréaliste semblait être la plus réelle des deux parties. Le public frémit et se demande si les machinations de la folle de chaillot vont réussir.

Bref, si vous connaissez par cœur l'histoire de la folle de chaillot venez uniquement pour la seconde heure, sinon venez donc voir tout le spectacle, on vous pardonne d'office si vous dormez pendant la première heure


La folle de Chaillot à la Comedie des Champs Elysees
jusqu'au 30 juin 2013
Auteur : Jean Giraudoux
Metteur en scène : Didier Long
Acteurs : Anny Duperey, Dominique Pinon, Catherine Salviat, Romain Apelbaum, Jean-Paul Bordes, Stéphanie Caillol, Jacques de Cande, Franck Capillery, Fabienne Chaudat, Catherine Hosmalin, Mathias Jung, Antoni Klemm, Gaelle Marie, Adrien Melin, Jean-Jacques Moreau, Frédéric Rose, Geoffrey Sauveaux, Martin Schwietzke, Laurent Spielvogel
15 avenue de Montaigne, Paris 8ème
Du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h
Prix : de 20 à 60 euros (mais il existe plein de solutions pour payer moins cher, n'hésitez pas à les consulter)


04 avril 2013

Ita L née Goldfeld au théâtre du petit Saint Martin (critique)

C’est l’histoire une vieille dame qui, pendant l’occupation, a une heure pour décider de son destin : une heure pour choisir si elle veut partir avec les SS vers un destin inconnu ou pour s’enfuir et partir en cavale vers un destin lui aussi inconnu. Entre la peste et le choléra, que choisir ?

ita

Pendant cette heure, la petite vieille (Ita, interprétée ici par Hélène Vincent) se souvient de son passé, de ses choix déjà difficiles, de ses séparations imposées par la vie….  On découvre petit à petit son histoire tout en apprenant de http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacres_d%27Odessa ( je ne connais pas cette « affaire »), on l’accompagne dans son voyage commémoratif.

Une heure de monologue pas du tout monotone où le spectateur ressent vraiment de la pitié envers cette grand-mère et a envie de lui crier « moi, je connais la vérité, tente ta chance et prend la route ! »

Une pièce à voir, donnée seulement jusqu'au 6 avril 2013.

 

Ita L née Goldfeld au théâtre du petit Saint Martin
jusqu'au 6 avril 2013
Auteur : Eric Zanettacci
Metteur en scène : Julie Lopez Curval & Helene Vincent
Actrice : Helene Vincent
Du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 15h
17 rue Renée Boulanger, Paris 10ème
Prix : Tarif unique de 26€ mais n'oubliez pas de rechercher le meilleur prix sur tous les sites billetteries existants avant de faire votre achat.

09 mars 2013

«La Gloire de mon père» au Théâtre Poche Montparnasse

Pour la première fois, on peut voir La Gloire de mon père au théâtre. Un seul acteur sur scène qui joue tour à tour Marcel, son père Joseph, son oncle Jules, son petit frère Jean ou encore sa mère Séraphine… sans accessoires mais uniquement grâce à un jeu de voix et de posture, Antoine Seguin (l’acteur donc) arrive à nous transporter d’un personnage à l’autre et à nous raconter son enfance et cet été en Provence.

gloire de mon père lutetiablog lutetia

La pièce est jouée très rapidement, en une heure, mais en sortant personne ne peut reprocher à ce spectacle d’avoir oublié des épisodes. Attention, ce n’en est pas pour autant un spectacle pour enfant qui peuvent avoir du mal à comprendre les changements de rôles ainsi que les participes passés employés à la louche. A la représentation où j’étais, j’ai eu le sentiment que les petits de moins de 12 ans s’étaient un peu ennuyés, les plus grands ayant eux par contre pu profiter de cette interprétation à sa juste valeur.

Une pièce très sympa à voir, en famille pourquoi pas, et l’occasion de redécouvrir le théâtre poche qui vient de rouvrir après une longue période de travaux.

LA GLOIRE DE MON PERE (BAnet 2'40") from Bonne Idee PRODUCTION on Vimeo.

 

La gloire de mon père au théâtre poche Montparnasse
Jusqu’au 31 mars 2013
Le mercredi à 17h et le dimanche à 15h
Durée : 1H
Prix : de 10 à 15€ placement libre
75 boulevard du Montparnasse, Paris 6ème

28 février 2013

Collaboration au théâtre de la Madeleine (critique)

La pièce vit à Paris sa deuxième (ou troisième ?) saison, ayant rencontrée l’an dernier un tel succès qu’il fut difficile d’obtenir des places pour une des représentations.
En voici l’histoire : Deux artistes au sommet de la gloire. Deux géants ! Richard Strauss (Michel Aumont) et Stéfan Zweig (Didier Sandre). Le premier, proche du régime nazi et se croyant tout puissant et intouchable, non concerné par la politique. Le second, craignant au contraire cette politique et la violence qu’elle allait sécréter. Ils s’admiraient. Ils créeront ensemble un opéra bouffe inspiré de Ben Johnson,« La Femme Silencieuse », immense succès arrêté dès la seconde représentation par le régime nazi, le nom d’un juif étant resté sur l’affiche malgré l’interdiction.

 

Collaboration lutetiablog Lutetia

Le pitch de la pièce ne fait pas justice à Strauss qui à peut être flirté un moment avec le nazisme mais qui se retrouva surtout contraint de collaborer avec le régime car sa belle fille et donc ses petits enfants étaient juifs. La pièce, très bien faite, montre l’évolution du régime nazi en la replaçant dans le contexte historique à l’aide de panneau de transition donnant la date de chaque scène. Les deux acteurs principaux sont excellents et c’est très sympa de se plonger dans une collaboration entre un librettiste (le parent pauvre de l’opéra : on connait toujours le compositeur mais rarement le librettiste) et un compositeur avec toujours, l’avis de la femme de Strauss ancienne chanteuse lyrique.

Un des must see de la saison théâtrale!

 

Collaboration au théâtre de la Madeleine
Jusqu’au 24 mars 2013 (selon la fnac) ou 31 mai 2013 selon l'espace réservation du théâtre (mais quand on clic sur les dates, ça ne marche pas...)
Du mardi au samedi à 20h30, samedi et dimanche à 17h
19 rue de Surène, Paris 8ème
Prix : de 19 à 59€ et pensez toujours à consulter mon article qui contient presque 20 bons plans pour obtenir des réductions pour aller au théâtre à Paris

22 février 2013

Instants critiques de Morel au théâtre de la Pépinière (critique)

La pièce « Instants critiques » est tirée des échanges houleux entre Jean Louis Bory et Georges Charensol lors des émissions Le masque et la plume des années 60-70.

Instants Critiques Lutetiablog Lutetia

On trouve donc deux hommes dans une salle de cinéma discutant ardemment sur le film Bande à Part de Godard (1964) l’un trouvant que le film est génial et l’autre le trouvant d’un banal incroyable. Très vite, on oublie le masque et la plume et le spectateur assiste tout simplement à un face à face entre deux passionnés de cinéma. Les hommes passent d’un film à l’autre parfois avec une transition très nette (salle noire) d’autres fois sans transition.

Le spectacle est accompagné par une jeune fille qui joue du piano et qui chante, j’ai souvent eu du mal à comprendre la réelle valeur ajoutée de ces intermèdes…. Et voila le problème : on a du mal à comprendre.

 

Les films évoqués datent des années 60 et 70, c’est donc difficile d’écouter des personnes critiques un film que l’on n’a pas forcement vu. Le metteur en scène devait en avoir conscience car dans le hall d’attente du théâtre sont diffusés des extraits des différents films abordés dans la pièce… mais cela ne suffit pas. Peut être que tous les airs joués et chantés par la jeune fille faisait référence à un film, malheureusement je n’ai reconnu que Les Parapluies de Cherbourg. Cette méconnaissance crée un sentiment de frustration important que je ne suis pas la seule à avoir ressenti, car en sortant beaucoup de spectateurs disaient « c’est dommage de ne pas avoir vu les films avant, on a l’impression de raté une partie du spectacle.

 

Au final, un spectacle très sympa qui donne envie de voir les films mentionnés dans le spectacle (il parait que c'est le but) mais qui serait encore mieux si les spectateurs avaient encore en mémoire les films en question. Pour ceux que ça tente, voici la liste des films : Bande à Part (Godard), 100 Briques et des tuiles (Grimblat), Théorème (Pasolini), Le Corniaud (Oury), Pierrot le fou (Godard), Mort d’un pourri (Lautner), Le cerveau (Oury), Le bestiaire d’amour (Calderon), Histoire d’O (Jaeckin), L’empire des sens (OShima), Les parapluies de Cherbourg (Demy), L’amour l’après midi (Rohmer), La grande bouffe (Ferreri), Le parrain (Coppola), Une belle fille comme moi (Truffaut) et Cris et chuchotements (Bergman)

 

Instants critiques au théâtre de la Pépinière
Jusqu'au 14 avril 2013
2 rue Louis Legrand, Paris 2ème
Du mardi au vendredi à 21h, le samedi à 16h et à 21h
Prix plein tarif : de 29 à 39€ sinon n'hesitez pas `a consulter mon article avec toutes les solutions pour obtenir des reductions pour aller au theatre a Paris.

15 février 2013

DAF Le marquis de Sade au Ciné 13 Théâtre (critique)

Attention : texte à contenu sensible, mineurs passez votre chemin

Nicolas Briançon et le Ciné 13 Théâtre, ça semble être une bonne garantie pour un spectacle de bonne qualité et pourtant, j’avais de grosses appréhensions avant d’aller voir cette pièce, dont le sujet reste celui du marquis de Sade. Pour rappel, le marquis de Sade est connu pour avoir écrit de la littérature érotique agrémenté d’actes de torture et de scatologie à côté du quelle la petite littérature gentiment érotique et sado maso de « Fifty shades of grey » fait pale figure.

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La pièce commence par le changement de prison du marquis de Sade : celui-ci vient d’être transféré à la prison de Vincennes et fait connaissance de son nouveau joaillier. Avec lui également, une personne créé par son imaginaire : une jeune femme avec laquelle il peut discuter et «jouer».
Le spectacle n’accorde pas une si grande part que cela aux récits du marquis de Sade, si ce n’est une petite lecture du texte ainsi qu’un simulacre de sodomie qui rendent dérisoire l’avertissement « fortement déconseillé au moins de 12 ans.» Personnellement, je ne voudrais pas que ma nièce de 13, ni même 14 ou 15 ans entende un extrait où un homme parle de « faire ch*** une fille dans la bouche de sa mère avant de manger l’étron et de couper les tétons d’une des femmes pour torcher le c** de l’autre avec ». Je trouve que cette pièce devrait interdite au moins de 16 ans.

Au final, la pièce tourne en permanence autour de la nature humaine avec le marquis qui justifie le sexe et la violence de ses fantasmes en arguant que c’est le contrôle permanent de soi même qui n’est pas humain; mais le tout sans réelle réflexion construite.

Ce spectacle permet tout de même la découverte de l’incroyable Ciné 13 Théâtre avec sa petite salle installée sur la butte Montmartre qui fait à la fois : cinéma, théâtre et bar ; et surtout dont les trois premiers rangs de salle de théâtre disposent de gigantesques canapés en cuir.

DAF le marquis de Sade au Cine 13 Théâtre
Jusqu’au 9 mars 2013 du mardi au dimanche à 21h
Prix : de 16 à 30€
1 avenue Junot, Paris 18ème

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