17 novembre 2012

Le très particulier, un bar / restaurant / hôtel dans un hotel particulier au cœur de Montmartre

Cet hôtel particulier est probablement l’adresse secrète la plus connue de Paris, mais vaut tout de même le coup d’être mentionné. Le charme de cette adresse est clair : il s’agit d’un hôtel particulier dans une rue privée (il faut sonner à la rue puis sonner à la porte du jardin), les clients ont donc l’impression d’être spéciaux quand ils déjeunent dans le jardin de cet hôtel particulier.

Letresparticulier-Lutetiablog-Lutetia-blog

L’hôtel fait également bar et restaurant. Du fait de la petite contenance des pièces de réception, il faut absolument réserver, même pour juste aller y boire un verre.
La formule brunch à 36 euros contient : un jus de fruit, une boisson chaude, pain & viennoiseries à volonté, une salade de fruit, du fromage frais, un œuf cocote à la crème d’asperge et un plat chaud (soupe de panais, saumon gravelax, assiette de jambons italiens ou salade croquante)


Si tout semble réuni pour passer un excellent moment, il y a tout de même un petit bémol : le service. Je m’y suis rendue deux fois et voici à chaque fois les petits couacs que j’ai remarqués.

Lors de l’été 2012, je m’y rends pour « tester » l’adresse et boire un verre. Le champagne est servi dans un verre à vin, le même verre étant rempli avec la fin d’une bouteille et le début d’une autre bouteille, le serveur me rend la monnaie de la main à la main, le je-ne-sais-pas-comment-il-s’appelle me donne le manteau de quelqu’un d’autre et je ne m’en aperçois que lorsque je réalise que je suis serrée dedans !

En Novembre 2012, je prends un brunch ave des amies pour un enterrement de vie de jeune fille. Certaines des filles n’ont pas été débarrassées de leur manteaux, il y a une petite cuillère par personne (pour la confiture, la boisson chaude, la salade de fruit et le fromage blanc ça en fait des mélanges), on nous sert deux fois l’œuf cocotte (tant mieux, c’était délicieux), les couverts ne sont pas changés au moment du salé (personnellement j’avais plein de confiture sur mon couteau)….


Honnêtement, on y passe tout de même un excellent moment, mais c’est amusant de constater ce décalage avec l’image et le standing que le lieu souhaite donner.

Au final, une excellente adresse pour se sentir dans un monde à part pendant quelques instants, pensez tout de même à réserver.


Le très Particulier
23 avenue Junot, Paris 18ème
01 53 41 81 40


21 octobre 2012

Histoire des bistrots et cafés parisiens avec la fête des Vendanges

Dans le cadre de la Fête des Vendanges, j’ai assisté à la conférence « Histoire des bistrots et cafés parisiens » qui permet de mettre l’évolution des bistrots en parallèle avec l’évolution de la France.

Fetedesvendanges Lutetiablog Lutetia Blog

Initialement, les cafés étaient des salles du peuple, un lieu au chaud pour les pauvres, un lieu de confrontation et de discussion, bref un endroit dangereux, un lieu de folie pour les élites. Balzac disait  «le café est la salle de conseil du peuple » Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, si radio libertaire, une des premières radios anarchistes, était diffusée depuis un café.

Dans ces troquets, on y servait le souper mais aussi du vin. Lequel vin n’avait pas à l’époque toute les qualité de conservation que l’on connait aujourd’hui, ni même le goût : il était alors fort courant de mettre un rat mort dans un tonneau de vin pour « affermir un peu le goût du breuvage » ou encore de la poix pour mieux le conserver (ce qui lui donnait une couleur bleue) Un peu plus tard, une loi sera passée pour interdire ce type d’action ainsi que de vendre le vin « récupéré par terre, coupé avec un autre vin ou encore avec de l’eau »

Les bars sont également un lieu d’amour. Amour au sens premier du terme : c’est là qu’on allait pour « se faire un petit plaisir tarifé »

Bref, dans les années 1900 entre les réunions, le commerce d’alcool et la prostitution, les cabarets tombent dans les mains de la police et de la pègre, ce qui n’empêche pas le business d’évoluer. Avant guerre, le nombre de bistrot ne cesse de croitre. Les cafés ont leur propre identité, à telle point qu’il existe des journaux de café : celui du Procope, celui du Chat noir….

Chaque propos du conférencier est illustré par une peinture, un dessin, une esquisse…  Au vu des nombreuses représentations, le conférencier à raison de se demander pourquoi aucune exposition n’a encore jamais été faite sur le thème du café en France, il y a plus que matière pour faire une telle exposition !

Au final, une conférence intéressante où on apprend beaucoup sur l’évolution des bistrots (depuis le XIIème siècle jusqu’à aujourd’hui) mais où j’ai regretté que le café PARISIEN ne soit pas plus abordé. On a certes un peu parlé du Procope, mais je pensais réellement que cette conférence allait aborder le sujet de tous les grands bistrots parisiens : le Dôme, la Coupole, le Flore, le Charlot, le Procope…