08 mars 2013

Faire une pause déjeuner au restaurant du musée d’Orsay

Il y a plusieurs solutions pour faire une pause déjeuner au musée d’Orsay, mais la plus sympa reste celle du restaurant. L’ancien restaurant de l’hôtel d’Orsay construit juste à côté de la gare d’Orsay est aujourd’hui intégré dans le musée et constitue la salle de réception pour le restaurant. La particularité de ce restaurant réside donc en son cadre merveilleux de peintures et dorures classés aux monuments historiques.

Restaurant Orsay Lutetia Lutetiablog

Le restaurant est accessible uniquement aux visiteurs du musée sauf le jeudi soir où il est possible de réserver le « menu découverte » à 55€.

En ce qui concerne la carte, le restau propose un plat du jour à 14,5€ servi très rapidement à ses clients. Le tout est un peu cher mais reste d'un rapport qualité prix correct, car après tout en déjeunant ici, on paye également le cadre.


Restaurant du musée d'Orsay
1 rue Bellechasse, Paris 7ème
Ouvert du mardi au dimanche à 11h45


16 février 2013

Le saviez-vous ? La Joconde a été volée du Louvre en 1911

Alors qu’on parle actuellement d’une seconde peinture de la Joconde, revenons sur ce matin du 22 août 1911 où la France s’est réveillée dépouillée de sa Mona Lisa. Horreur et stupéfaction, une enquête est aussitôt lancée pour découvrir qui a pu commettre une ignominie et surtout comment cela s’est il passé ?

C’est Louis Béroud, un peintre français qui s’étonne en premier de l’absence de la peinture un matin de 1911. Après l’avoir cherché chez le photographe ou à l’administration, il s’avère effectivement que la Joconde a disparu. C’est le remplaçant du dirigeant du Louvre (le dirigeant était alors en vacances) qui est dépêché et qui doit annoncer à la mi journée au préfet Lépine que la Mona Lisa a été volée. En deux heures, la presse s’empare de la nouvelle et la partage avec le grand public.

Joconde Lutetiablog Lutetia

L’enquête commence alors en déterminant à quel moment la peinture a été vue pour la dernière fois et en interrogeant tous les employés permanents ou temporaires, soit 257 personnes. L’enquête piétine et part dans tous les sens : Apollinaire (qui voulait « faire bruler le Louvre ») et Picasso sont par exemple suspects ; des voleurs d’autres objets du Louvre revendiquent le cambriolage ou même tout simplement mythomanes se dénoncent. Des journaux proposent des récompenses et des primes à ceux qui permettront de récupérer la Joconde.

C’est seulement deux ans après le vol (soit en décembre 1913) que le chef d’œuvre de da Vinci réapparait en Italie où son voleur a essayé de le vendre à un antiquaire Alfredo Geri qui contacte immédiatement la police. Le vendeur Vincenzo Perrugia est arrêté à son hôtel de Florence : il s’agissait en fait d’un vitrier qui avait travaillé au Louvre et souhaitait rendre la Joconde à son pays natal. Vincenzo sera condamné à 18 mois de prison et le Louvre récupérera sa Mona Lisa.

 Pour en savoir plus sur la disparation de la Joconde, je vous conseille d’écouter le podcast de l’émission de Franck Ferrand « Au cœur de l’histoire » consacré à cet épisode.

31 janvier 2013

Exposition Canaletto au Musée Maillol ou découvrir Venise sans voyager

L’exposition Canaletto au Musée Maillol se termine le 10 février, il était donc temps d’aller y faire un tour.


Tout d’abord, un petit historique sur Canaletto qui s’appelle en réalité Giovanni Antonio Canal mais fut surnommé Canaletto à cause de son inclination à peindre des canaux. Né à la fin du 17ème siècle en Italie, Canaletto est le fils d’un peintre de décors pour théâtre. Il travaille avec son père et c’est ainsi qu’il apprend la peinture. Il décide en 1720 d’abandonner totalement les décors de théâtre pour se consacrer à la peinture.

Canaletto rencontre rapidement du succès avec ses vues de Venise et devient un des, si ce n’est créateurs, représentants majeurs du « vedutisme » qui correspond à l’air de peindre des vues urbaines. Fort de son succes, Canaletto devient un peu imbus de lui même, il ne cesse d’augmenter le prix de ses peintures (alors qu’il a déjà une commande à un certain prix) et souhaite s’inventer des origines nobles.

Canaletto Maillolo Lutetiablog Lutetia

Passons maintenant à la découverte des techniques de travail et des oeuvres de Canaletto.
L’exposition organise les peintures par thème : le canal grande, la piazza san marco... ce qui permet facilement des comparaisons entre les représentations mais empêche de voir une évolution dans le style de Canaletto, notamment au niveau de l’utilisation de la lumière.
Pour peindre des vues aussi précises, Ca naletto a documenté extrêmement clairement de nombreux bâtiments de Venise : il partait en barque avec des carnets de croquis et une chambre optique (qui lui permettait de voir les bâtiments sous un angle différent et parfois avec plus de précision) et remplissait ses carnets de dessins préparatoires, de détails architecturaux.
Canaletto composait ensuite une peinture en disposant des bâtiments pour que ceux ci rendent l’effet souhaité : il n’hésitait à changer complètement les proportions d’une église (ce qu’on peut voir en comparant chaque peinture avec ses voisines), à rapprocher deux bâtiments distant dans la réalité, à présenter un côté de cathédrale comme la face... puis à rajouter quelques personnages pour mettre un peu de vie dans ses oeuvres. Pour info, une guide avait une loupe qu’elle utilisait pour montrer des détails à ses visiteurs, c’etait très malin et pratique.

 

Trois oeuvres sont à retenir de cette exposition :

-          un carnet de croquis préparatoire que l’on peut feuilleter virtuellement – à voir car il s’agit d’un des seuls carnets restants

-          un capriccio, c’est à dire une représentation fantasmé du pont du rialto, sur la base d’un projet de Palladio qui ne fut jamais exécuté (ce qui m’a fait penser à l’exposition sur l’architecture imaginaire et fantasmé à la Conciergerie) – à voir car c’est un des seuls capriccio de Canaletto.

canaletto_palladio lutetiablog lutettia

-          une vue de nuit d’une fête à  l’eglise san Pietro Castel – à voir car il s’agit de la seule peinture de nuit dont dispose le musée Maillol pour cette exposition

 

Canaletto à Venise au musée Maillol
Jusqu’au 10 février 2013
59 rue de Grenelle, Paris 7
Prix : 11€
Ouvert tous les jours de 10h30 à 19h – Nocturne le vendredi jusque 21h30

02 janvier 2013

Faire un bon dans le passé en visitant le musée des Arts Forains

Le musée des arts forains de Paris est ouvert au grand public deux fois par an : lors des journées du patrimoine et autour de Noël pour quelques jours, soit cette année du 26 décembre 2012 au 6 janvier 2013. C'est l'occasion magique de découvrir des milliers d'objets de spectacles et fêtes foraines de 1850 à 1950 : automates, manèges, animaux en bois...

Musée Arts Forains Lutetiablog Lutetia Blog


Cette année, le musée est également décoré grâce à de nombreux costumes de music hall que le propriétaire a récupéré lors de la vente des Folies Bergères.

On y passe facilement des heures sans avoir une seconde l'impression d'être dans un musée, à vrai dire, on a plus l'impression d'être dans une fête foraine d'un autre temps! Sans compter le cadre magnifique : le musée est situé dans les anciennes caves à vin créés par un élève de Gustave Eiffel.

Le musée des Arts Forains
53 avenue des Terroirs de France
75012 Paris
De 10h à 18h
Prix : 12€ ou 10€ sur billet reduc (et le billet est coupe file) - 5€ pour les enfants

14 novembre 2012

Vochol au Quai Branly

De passage au Quai Branly pour voir l’expo « Aux sources de la peinture Aborigene » ou « Cheveux chéris » n’oubliez pas de prendre un peu de temps pour admirer Vochol  (le nom mexicain de la Coccinelle) : une voiture recouverte de 2 millions de perles pour représenter un dessin inspiré de la culture Huichol.

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Vochol au Quai Branly
Jusqu'au 2 décembre 2012


Magnifique exposition L'Impressionnisme et la Mode au Musée d'Orsay

J'étais moyennement tentée par l'exposition phare de la saison du musée Orsay (à ne pas confondre avec l'expo sur les phares du musée de la Marine): « l'Impressionnisme et la mode », mais quand deux personnes m’ont dis " c'est vraiment une très belle expo et très sympa même si tu ne t'intéresses par particulièrement a la mode" je me suis décidée à y aller.

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Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'expo ne se contente pas de présenter tableau après tableau des peintures de toilettes du XIX siècle mais il y une véritable mise en contexte avec notamment des publicités de grands magasins, des extraits de catalogues, des vêtements et même des photos de l'époque le tout étant extrêmement bien mis en valeur et introduit avec de nombreuses citations de "Au bonheur des Dames" de Zola

Il y a ensuite toute une partie qui se consacre plus aux peintures avec mais toujours une scénographie extrêmement travaillée. On découvre les codes vestimentaires très strictes de l'époque : une robe noir qui couvre les bras et le décolleté pour recevoir chez soi, des robes décolletés et bras nus pour l'opéra et le bal, des robes un peu plus sobres pour aller au théâtre ou se rendre a un dîner chez des amis...

L'exposition permet également de découvrir les costumes, plus simples, des hommes et termine en apothéose par une salle, un peu clichée mais qui marche, sur les impressionnistes en plein air. Sur une fausse pelouse et bercé par le gazouillis des oiseaux, le visiteur se promène entre les peintures représentant des scènes de pique nique, de jeux en extérieur, de déjeuners campagnards...

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On redécouvre tout au long de cette exposition les peintures de Manet, Renoir, Monet, Bazille. De mon cote, j’ai été contente de pouvoir admirer le premier "déshabillé" peint par Gervex et qui avait fait scandale en 1878 lors de sa première présentation car il ne s’agissait plus d’un nu, mais d’un « déshabillé ». J'ai également découvert les œuvres de James Tissot impressionnantes de réalisme, a un tel point qu'on croirait presque voir des photos.

Au final vraiment une très belle exposition, qui rappelle un petit l'histoire des grands magasins et de leurs influences sur la vie des femmes, tout en permettant de (re)découvrir de magnifiques peintures du XIX et des tenues absolument splendides.


L'impressionnisme et la mode au musée d'Orsay
Jusqu'au 20 janvier 2013
1 rue de la Légion d'honneur, paris 7eme
Ouvert tous les jours du mardi au dimanche de 9h30 a 18h, le jeudi jusque 21h45
Prix : 12€
Un conseil : réservez vos billets et arrivez vers 15 ou 45 de l’heure pour ne pas être à l'entrée du parcours en même temps que tout le monde

31 octobre 2012

Que voir au Musée des Arts et Métiers de Paris

Le musée des Arts et Métiers de Paris est, a mon sens, l'un des plus impressionnant de la capitale. Construit dans les restes de l’abbaye de Saint Martin des Champs, celui ci est notamment connu pour abriter en son sein le pendule de Foucault. Le pendule de Foucault est une invention qui permet de montrer de manière non mathématique ou astrologique que la France tourne sur elle même. La démonstration commence par l’observation d'un pendule en taille réduite et une constatation simple : une fois lancé sur un axe, la direction de pendule ne bouge pas du tout MÊME si son support lui est réorienté. Une fois cette base posée, la vraie démonstration peut commencer et le conférencier lance le pendule du musée des arts et métiers. Celui ci est attache au sommet de la voute du chœur, a plus de 20 mètres de hauteur. Le pendule se balance donc effleurant quelques quilles posées sur une table juste en dessous de l’axe du balancier. Au bout de quelques minutes, une quille tombe, puis quelques minutes après une autre quille se renverse. La table tournerait elle ? Et bien non, c’est tout simplement la démonstration qui devient intéressante car si la table ne tourne pas et le pendule ne bouge pas c'est donc une preuve que c’est la terre qui tourne!! A la fin de la démonstration qui dure environ 20 minutes, le public remarque que la terre a tourne de bien 5 centimètres !

PendulteFoucault Lutetiablog Lutetia Blog


Cette démonstration faite, il est parfois tentant de quitter le musée mais ca serait passer a cote de bon nombre d'objets insolites.

A découvrir également au musée des Arts et Métiers :
- la salle entièrement dédiée a la machine d'anticythère, cette machine incroyable récupérée dans la mer près de la Grèce et datee de 87 avant JC. Celle ci indique avec une précision incroyable les positions astronomiques et son grand mystère réside en son constructeur inconnu à ce jour ainsi que l'étendue des connaissances qui semblent incroyablement pointues pour l'époque
- les différents objets sur le thème de la statue de la liberté : réduction, moulage du visage... Pour rappel, il est possible de voir un doigt de la statue de la liberté en taille réelle à la réserve des Arts et Métiers
- l'avion Blériot avec lequel un homme traversa la manche pour la première fois
- la maquette du télégraphe de Chappe
- le laboratoire de Lavoisier
- le théâtre des automates
- les maquettes de Madame de Genlys – Correction, celles-ci sont maintenant à la réserve

Avion Blériot Lutetiablog Lutetia Blog

Le musée propose par ailleurs de nombreuses visites thématiques, démonstrations et ateliers pédagogiques.

Enfin je vous rappelle qu’il est possible de visiter les réserves des Arts et Métiers qui contiennent en fait la majorité des pièces du musée.

Une dernière chose, c'est aujourd'hui que commence l'exposition temporaire du musée "Et l'homme créa le robot" qui promet d'être bien sympa.


Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h et le jeudi jusqu'à 21h30

Exposition temporaire "Et l'homme créa le robot"
Du 31 octobre 2012 au 3 mars 2013

28 octobre 2012

Exposition Les couleurs du Ciel au musée Carnavalet

L’exposition du musée Carnavalet a pour but de mettre en avant le patrimoine culturel dispersé dans les églises à travers l’europe, de mettre en avant « le patrimoine des gens ».

les couleurs du ciel Lutetiablog Lutetia blog

Avec une approche chronologique, l’exposition permet de découvrir plus de 100 peintures du XVIIème siècle : depuis la période Medicis à la fin du XVIIème siècle.  On fait quelques arrêts sur des monuments historiques tel que Notre Dame et ses mays ou encore le Val de Grace ou les Invalides. Cette exposition se concentre plus particulièrement sur les commanditaires des œuvres et comment celles-ci s’insèrent dans les édifices religieux.

A la fin de l’expo, le public est invité à découvrir les églises parisiens et leurs trésors, car après tout, on court  voir la dernière expo de peinture mais on est incapable d’aller admirer une toile dans l’église d’à côté. Superbe initiative de la part du musée Carnavalet


Les couleurs du Ciel du musée Carnavalet
23 rue Sévigné, 75003 Paris
Jusqu'au 24 février 2013
Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi
Plein tarif 7€ et tarif réduit 5€

22 octobre 2012

A la découverte de l'incroyable Museum of Everything

Le Museum of Everything qui vient d'ouvrir à Paris a un nom qui donne envie de se pencher un peu sur ce phénomène. Cette curiosité étant récompensée quand on découvre le concept derrière le musée : il s'agit tout simplement d'exposer des artistes inconnus du grand public, des gens comme vous et moi qui ont participé à un casting d'art sauvage au Tate Modern et ont été sélectionnés pour exposer au Museum of Everything ( soit un concept équivalent à la nouvelle star version art)

Le musée itinérant s'est implanté à Paris depuis vendredi 16 octobre 2012 au 14 boulevard Raspail et ce jusqu’au  16 décembre 2012 31 mars 2013.

Arrivée à midi, (pour une ouverture annoncée à 11h30 sur le site), j'ai du attendre quelques minutes supplémentaires avant de pouvoir pousser le portail.
L'entrée, décorée dans le style du musée nous mets déjà dans l'ambiance en présentant les noms de tous les artistes via un enchevêtrement de noms. Ce qui met moins dans l'ambiance par contre, c’est la nana de l'accueil à qui on a même pas le temps de demander des informations et qui balance tout go "nous demandons une donation de 5 euros minimum" Je sais pas vous, mais autant j'étais prête à payer 10 euros si ca avait été le prix de l'entrée, autant j'apprécie moyennement la DONATION OBLIGATOIRE avec un montant minimum. Bref, on met sa mauvaise humeur de côté et on avance.

MuseumofEverything Lutetiablog Blog Lutetia
La dite mauvaise humeur qui en reprend un coup quand la première chose qu’on découvre de l'expo c'est un panneau qui donne le ton "Photo interdite, amende de 1 000 euros" (est ce même légale cette amende de 1 000 euros?). Donc avec un énervement au max, on commence enfin la visite.

Le musée est arrangé « à la berlinoise », c'est-à-dire dans une veille maison, sur 3 étages dont l’arrangement initial a à peine été modifié. Chaque pièce a juste été dépouillé de tout ses meubles et les murs et les sols sont bruts : on y voit des traces des anciens meubles, le plancher s’enfonce sous le pied, les marches sont réparés avec du plâtre….
Dans chaque pièce, des œuvres d’art partout : du sol au plafond à ne plus savoir où poser les yeux.

Quelques un des artistes et des œuvres exposés :
Henry Darger et ses Vivian Girls
- Une citation de Rey Jesse Howard « J’ai arnaqué ces mecs là pendant des années, si vous voulez devenir un artiste, n’allez pas dans une école d’art, faites des trucs et vendez-les »
- Willem van Genk
- Calvin et Ruby Black et Possum Trot : la ville de 80 poupées faites à la main, qui parlaient grâce à des enregistrements de Calvin Black

La visite se passe donc comme une balade, où de salle en salle, on découvre de nouveaux artistes, certains admirables, d'autres moins. Une visite mémorable, qui mérite qu'on prenne le temps (plusieurs heures) necessaire pour faire vraiment le tour de tout ce qu'il y a à voir.

The Museum of Everything
14 boulevard Raspail, 75007 Paris
Jusqu'au 16 décembre 2012 suite au succès du musée, celui-ci restera à Paris jusque Noël 2012 février 2013 au 31 mars 2013 (décidemment, quel succès!)
Du mercredi au dimanche, de 11h30 à 20h.
Entrée 5 euros

14 octobre 2012

Exposition « Aux sources de la peinture Aborigène » au quai Branly

Le musée du quai Branly en organisant cette exposition retourne également à ses propres sources. En effet, lors de la construction du bâtiment il a été décidé de mettre en avant l’art aborigène en y construisant des fresques aborigènes d’Australie sur certaines façades et plafonds du musée.

auxsourcesdelapeintureaborigene Lutetiablog Lutetia Blog

Aux sources de la peinture Aborigène commence par présenter quelques données sur les aborigènes, des images, des boucliers, des coiffes mortuaires…. Comme une mise en bouche avant de réellement débuter l’exposition et parler du Papunya Tula.

Le papunya Tula est un mouvement de peinture qui a commencé en 1971 lorsque Kaapa obtient le prix du Caltex Art Award. Les aborigènes réalisent alors que leur peinture interesse les autres et ils commencent alors à transposer les motifs traditionnels aborigènes sur des toiles. Les peintures représentent principalement des cérémonies, des rituels, des évolutions de la vie….Pendant des années, ces hommes ont découvert de nouveaux materiaux et ont plongés dans leur mémoire pour retrouver des souvenirs de voyages, des lieux, des céremonies... à représenter.

Ce courant a évolué jusqu’à vouloir réellement partager cet art, ces expériences non pas avec des initiés mais avec le grand public. Dans l’exposition cette rupture se symbolise par deux salles les unes à la suite des autres : la première avertie le spectateur que cette salle contient des œuvres qui peuvent choquer les femmes et les personnes non initiées, la second e est une salle qui présente des toiles gigantesques (en opposition avec des représentations intimes)

Aborigène Branly Lutetiablog Lutetia Blog

Au final, une exposition bien pensée avec une scénographie assez pauvre et très difficile à aborder. La culture aborigène étant à 1000 lieux de la culture occidentale, il est presque impossible de comprendre et de saisir l’émotion derrière chaque toile.

Et pour finir une petite citation : « si je ne peins pas cette histoire, n’importe quel blanc pourra venir me voler mon pays » Charlie Wartuma Tjungurrayi 1987

Aux sources de la peinture Aborigene au musée du quai Branly
Jusqu'au 20 janvier 2013
du mardi au dimanche de 11h à 19h, nocturne le vendredi et samedi jusque 21h
Prix : 8,6€ à 13,7€