14 novembre 2012

Vochol au Quai Branly

De passage au Quai Branly pour voir l’expo « Aux sources de la peinture Aborigene » ou « Cheveux chéris » n’oubliez pas de prendre un peu de temps pour admirer Vochol  (le nom mexicain de la Coccinelle) : une voiture recouverte de 2 millions de perles pour représenter un dessin inspiré de la culture Huichol.

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Vochol au Quai Branly
Jusqu'au 2 décembre 2012


24 octobre 2012

Exposition Cheveux Chéris au musée du quai Branly

L'exposition Cheveux Chéris qui a débuté le 18 septembre 2012 au quai Branly, s'attaque au vaste sujet qu'est le cheveu.

En trois parties, l'exposition commence sur le thème de la frivolité. On y évoque l'aspect superficiel de la coiffure et des cheveux, objet également de vanité. Le musée s'emploi cependant a expliquer que cela va au delà des simples apparences physiques et que les cheveux sont depuis l'origine de l'Homme liés à la société et peuvent être utilisés pour étudier l'évolution de l'histoire du monde. De 629 à aujourd'hui en passant par Louis XIV, Picasso ou Ophelie, l'expo remonte le temps en donnons des exemples (personnels ou pas) de la signification donnée aux cheveux. Cette première partie de l'expo m’a faite fortement penser à l'exposition blonde / brune de la cinémathèque de Paris en 2010.

CheveuxCheris_BoufantesBelles_Lutetiablog Lutetia BlogL'équipe des bouffant belles lors du départ d'une course, 1964 © photographie Neil Barr
La coiffure bouffante évitait aux cheveux de revenir sur le visage lors de la course et était idéale pour les compétitions.


On passe ensuite à la deuxième partie de l'expo : la perte, que celle ci soit désirée ou imposée. Là encore, l'expo balaye l'histoire en évoquant les mèches de cheveux que l'on coupait pour offrir à l'être aimé mais aussi la perte forcé des cheveux à qui l'on donnait des pouvoirs presque magiques ou encore la tonte en public après guerre (la deuxième guerre mondiale) des femmes accusées d'avoir fraternisés avec l'ennemi. Ce sujet est largement expliqué, notamment à l'aide photo et de vidéos. Une des vidéos est particulièrement marquante : on y voit les femmes tondus être promenées dans la rue pour y subir les quolibets et même les coups des passants... Certaines femmes se cachent d'autres gardent la tête haute, chacune avec une attitude différente face à ce qu’elles affrontent.

CheveuxCheris_Cape_lutetiablog Lutetia blogGrande cape épaisse en feutre de laine de yack et de mouton avec des cheveux de femmes. Le col est resseré par une cordelette
Copyright: © musée du quai Branly, photo Claude Germain

La dernière partie se concentre sur les pouvoirs qui ont été accordés aux cheveux. Les cheveux étant imputrescible, c’est l’occasion d’observer des objets venus d’autres mondes, des objets rituels : mèches, scalps, têtes coupés, vêtements, têtes rétrécies….  Dans cette dernière partie, on y apprend notamment comment créer une tête réduite, très pratique au quotidien !

Au final, une super expo qui arrive, en suivant un fil rouge précis à présenter des éléments bien différents et ce grâce à une excellent scénographie.


Cheveux Chéris au Musée du Quai Branly
37 quai Branly, 75007 Paris
jusqu'au dimanche 14 juillet 2013
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 19h, nocturne le jeudi, vendredi et samedi jusque 21h
Tarif : 7€, réduit 5€

14 octobre 2012

Exposition « Aux sources de la peinture Aborigène » au quai Branly

Le musée du quai Branly en organisant cette exposition retourne également à ses propres sources. En effet, lors de la construction du bâtiment il a été décidé de mettre en avant l’art aborigène en y construisant des fresques aborigènes d’Australie sur certaines façades et plafonds du musée.

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Aux sources de la peinture Aborigène commence par présenter quelques données sur les aborigènes, des images, des boucliers, des coiffes mortuaires…. Comme une mise en bouche avant de réellement débuter l’exposition et parler du Papunya Tula.

Le papunya Tula est un mouvement de peinture qui a commencé en 1971 lorsque Kaapa obtient le prix du Caltex Art Award. Les aborigènes réalisent alors que leur peinture interesse les autres et ils commencent alors à transposer les motifs traditionnels aborigènes sur des toiles. Les peintures représentent principalement des cérémonies, des rituels, des évolutions de la vie….Pendant des années, ces hommes ont découvert de nouveaux materiaux et ont plongés dans leur mémoire pour retrouver des souvenirs de voyages, des lieux, des céremonies... à représenter.

Ce courant a évolué jusqu’à vouloir réellement partager cet art, ces expériences non pas avec des initiés mais avec le grand public. Dans l’exposition cette rupture se symbolise par deux salles les unes à la suite des autres : la première avertie le spectateur que cette salle contient des œuvres qui peuvent choquer les femmes et les personnes non initiées, la second e est une salle qui présente des toiles gigantesques (en opposition avec des représentations intimes)

Aborigène Branly Lutetiablog Lutetia Blog

Au final, une exposition bien pensée avec une scénographie assez pauvre et très difficile à aborder. La culture aborigène étant à 1000 lieux de la culture occidentale, il est presque impossible de comprendre et de saisir l’émotion derrière chaque toile.

Et pour finir une petite citation : « si je ne peins pas cette histoire, n’importe quel blanc pourra venir me voler mon pays » Charlie Wartuma Tjungurrayi 1987

Aux sources de la peinture Aborigene au musée du quai Branly
Jusqu'au 20 janvier 2013
du mardi au dimanche de 11h à 19h, nocturne le vendredi et samedi jusque 21h
Prix : 8,6€ à 13,7€